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Honduras : un précédent risqué

A propos des événements du Honduras et du rôle joué par le Cardinal Maradiaga, il est possible de discuter indéfiniment pour dire que, peut-être, au vu de la complexité de la situation, dans la perspective du bien commun, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu, on peut comprendre que l’on prenne une position qui, semble-t-il, favorise la discussion entre tous au lieu d’accentuer les divisions, et que tout cela est bien dans la tradition de l’Eglise qui ne cesse d’inviter les hommes à se réconciler, etc. Et puis, bien sûr, le Honduras, c’est bien loin, nous ne sommes pas sur place, allez-donc savoir ce qui s’est exactement passé…Faisons confiance aux responsables de l’Eglise locale, ils sont mieux placés que nous pour savoir ce qu’il faut dire et faire. Et puis, qui suis-je moi pour ne pas me ranger à la ligne suivie par des gens qui portent le poids de l’Eglise locale ?

Ainsi, la même langue de bois refait toujours surface avec ses attendus convenus, ses positions supposées être les meilleures parce qu’elles finissent par en appeller au dialogue, ses compromis d’aujourd’hui qui se révèleront demain mortifères.

Pourtant, il y a des vérités de base, incontournables, qui ne permettent pas de tergiverser : les institutions de défense des droits de l’homme ont unanimement dénoncé l’arrestation puis l’expulsion du président Zelaya comme un coup d’état. Tel est le cas de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’homme) qui demande au président de facto, Roberto Micheletti, de rendre le pouvoir au président démocratiquement élu Manuel Zelaya. Une autre organisation internationale des droits humains la FIAN, suite à une mission d’observation sur la situation des droits de l’homme au Honduras parle, dans son rapport d’août 2009, d’un « coup d’Etat » qui a « gravement porté atteinte à l’ordre constitutionnel », « d’une situation grave de violation des droits

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Le 28 juin 2009, le président en exercice du Honduras, Manuel ZELAYA, était conduit de force au Costa Rica par des militaires. Cette arrestation est survenue quelques heures avant le début d’une consultation visant à ouvrir la voie à une révision de la Constitution lui permettant de briguer un deuxième mandat le 29 novembre. L’armée, le Parlement et la Cour suprême étaient opposés à ce scrutin jugé illégal.

Manuel Zelaya, élu en 2006 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, avait convoqué les électeurs pour





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