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Paradis fiscaux : le G20 baisse-t-il les armes ?

Question de géographie. Où situez-vous Niue ? Nauru ? Montserrat ? Ce sont là pourtant trois des cinq paradis fiscaux qui font encore trembler la planète, à en croire l’OCDE. Depuis la publication ultra-médiatisée des listes « noire » et « grise » lors du G20 de Londres en avril 2009, trente-sept territoires ont rejoint la liste blanche. Doit-on en conclure que les paradis fiscaux sont une espèce en voie de disparition ? Appeler WWF à leur secours ? Dès septembre 2009, Nicolas Sarkozy déclarait : « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini ». Mais les Français ne sont pas dupes, puisque 84% d’entre eux ne croient pas à l’efficacité des mesures prises par le G20 . Nous esquisserons ici un bilan de l’action engagée. Non sans rappeler, au préalable, les données du problème.

Piraterie financière à échelle industrielle

Il est loin le temps où seuls quelques pirates déposaient leur butin dans des îles au trésor. Ces îles, comme d’autres territoires enclavés (Luxembourg, Suisse) et d’importantes places financières (Londres, Hong-Kong), ont fait de l’opacité et de la faible imposition sur les capitaux étrangers leur spécialité. La moitié des flux financiers et commerciaux internationaux transite désormais par ces « hubs » de l’économie mondiale. Leurs plus fidèles utilisateurs sont de grandes entreprises et de riches particuliers, guidés dans le labyrinthe de la finance offshore par d’habiles intermédiaires : leaders de l’audit et de l’expertise comptable , avocats d’affaires et banques internationales (Deutsche Bank détient la bagatelle de 1078 filiales dans des paradis fiscaux – de quoi faire rougir le plus gros client français de l’offshore, BNP Paribas, avec 347 filiales) . Ces professionnels du chiffre et du Droit font office de courtiers, ou de commanditaires, auprès des paradis fiscaux. Ce sont eux qui font évoluer la législation pour permettre d’y localiser

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