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Terrorisme : condamner, expliquer, résister

Cette publication porte sur une question dont l’actualité n’a guère besoin d’être soulignée. Le sentiment se répand largement, notamment depuis les attentats du 11 septembre 2001 (et plus encore, pour nous, Européens, depuis ceux de Madrid le 11 mars 2004), que ces actes ne sont pas seulement plus nombreux et plus meurtriers qu’hier, mais qu’ils constituent un défi nouveau, dont les effets dans le champ de la politique internationale sont profonds.

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des actes terroristes ont été commis sous des formes variées et dans des contextes fort divers : guerres de décolonisation (notamment, pour la France, guerre d’Algérie), idéologies révolutionnaires d’extrême gauche (Fraction Armée Rouge, Brigades Rouges, Action Directe), revendications nationalitaires (IRA, ETA, FNLC)…Dans les années 80 et au début des années 90, on a parlé de « terrorisme d’Etat » à propos d’attentats commis par des groupes manipulés en sous-main par des pays comme la Libye, la Syrie, l’Iran. Et le terrorisme continue à faire partie des moyens utilisés par les camps qui s’affrontent dans des guerres de libération ou des guerres civiles (Palestine, Cachemire, Sri Lanka, Tchétchénie, etc.). Nous pensions disposer de bonnes clés de lecture pour juger et comprendre ces formes de terrorisme, auxquelles nous nous étions en quelque sorte « habitués ».

Mais, face au terrorisme « islamiste radical », celui qui, depuis quelques années, est responsable des actes les plus meurtriers et les plus nombreux, nous sommes désemparés. D’abord parce que le phénomène a pris une ampleur sans précédent d’un simple point de vue quantitatif - plus de 100.000 victimes en Algérie (en y incluant les victimes de la répression), 3 000 à New York, des milliers en Tchétchénie – mais surtout parce que nos « clés de lecture » ne semblent plus fonctionner. Diverses formules ont été proposées pour décrire

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Edité par le Service National pour les Questions Familiales et Sociales - Conférence des évêques de France
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