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Où en est CUBA ?

La vie quotidienne, du nouveau sur un fond qui ne change guère

La vie quotidienne reste épuisante pour la plupart des gens et le pouvoir d’achat des familles ordinaires est très bas. La fourchette des salaires officiels varie entre 200 et 600 pesos (monnaie nationale) (1) , mais certaines retraites restent inférieures. La carte de rationnement subsiste : elle donne accès à une ration alimentaire mensuelle bon marché (environ 10 p/ personne) mais qui reste très insuffisante pour nourrir une famille. Le pain demeure donc la préoccupation quotidienne majeure des cubains. Certes, et c’est une nouveauté, il existe des marchés bien garnis et des boutiques assez bien achalandées, mais les prix pratiqués, même en monnaie nationale, sont prohibitifs. Au marché un citron vaut 2 pesos, un ananas jusqu’à 10 pesos ; idem pour les autres produits : une course en vélo-taxi se paie entre 10 et 20 pesos, le changement d’une petite pièce de réfrigérateur jusqu’à 300 pesos. Ceux qui ont de la famille en exil (USA, Canada, Europe), des parents en mission gouvernementale à l’étranger (on parle de 40.000 au Vénézuela), qui travaillent avec des entreprises mixtes cubano-occidentales ou le tourisme étranger reçoivent des pesos convertibles qui leur permettent d’acheter davantage. D’autres, quand ils le peuvent, travaillent au noir : cuisine, réparation d’appareils ménagers ou de voitures, bricolage, conduite de vélos-taxis …allant même jusqu’à abandonner leur métier d’enseignant, ingénieur ou médecin qui rapporte deux ou trois fois moins ! Mais certains connaissent la faim…

En revanche, il faut noter l’effort persistant du gouvernement en faveur de l’instruction gratuite jusqu’à l’université et les possibilités de soins gratuits avec une attention spéciale portée aux personnes handicapées ou âgées. C’est un acquis de la Révolution. Dans les grandes villes l’insuffisance de logements sociaux

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(1) L’économie du pays est duale : le peso convertible - équivalent du dollar et utilisé par les étrangers et les touristes, voire quelques grands privilégiés - co-existe avec le peso national - qui vaut 24 fois moins et sert à l’immense majorité de la population





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Edité par le Service National pour les Questions Familiales et Sociales - Conférence des évêques de France
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