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En Afrique, comme ailleurs, pas de démocratie sans justice fiscale

Un rapport qui réaffirme la nécessité d’un pacte fiscal au service de l’intérêt général, condition nécessaire à une alternance démocratique véritable.

Déléguer la decision en matière d’impôts à des souverains souvent illégitimes, c’est indirectement détourner les yeux de la corruption.

La trame même de ce rapport insiste sur la responsabilité partagée (entreprises, Etats du Nord et du Sud, organisations internationales) face à la confiscation économique et politique du pouvoir en Afrique. Le système fiscal international actuel facilite l’accaparement des ressources sans contrepartie fiscale par certaines multinationales. Malgré les différentes campagnes et actions des organisations de la société civile, dont les associations membres de Tournons la page sont parties prenantes depuis des années (EURODAD, Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, Publiez ce que vous payez...), l’Afrique est victime d’un détournement de ses recettes fiscales (Partie I). La plupart des Etats autoritaires d’Afrique reposent sur un système rentier où la dépendance à un contribuable unique freine la démocratisation. Les entreprises de l’industrie extractive sont, avec les pouvoirs en place, les principales bénéficiaires d’un fonctionnement économique extrêmement concentré et dépendant de l’extérieur (Partie II). Face à ce constat, la campagne
Tournons la page souhaite proposer une alternative qui passe par un contrôle citoyen des questions fiscales en Afrique, une régionalisation des décisions en la matière et par un effort à l’échelle internationale pour plus de transparence et de régulation (Partie III).





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Edité par le Service National pour les Questions Familiales et Sociales - Conférence des évêques de France
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