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L’Euro, coupable ou victime ? - Approche Justice & Paix -

L’Europe a toujours été soutenue par l’Eglise qui voyait et continue de voir dans l’aventure européenne une tentative exemplaire de réconciliation internationale et de construction d’une zone de paix stable. Les interventions du magistère au Parlement européen - Pape François, novembre 2014 - réaffirment cette conviction, mais alertent également sur le fait que l’Europe n’est pas qu’une puissance économique et qu’elle ne doit pas s’endormir : « L’heure est venue de construire ensemble l’Europe qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables. »
La monnaie unique est perçue comme un moyen de renforcer l’Europe et à ce titre elle est un instrument pour la construction du bien commun. Si la crise conduit à retrouver des thèses protectionnistes ou à faire éclater la solidarité, le bien commun européen (La notion de bien commun européen figure dans le traité de Maastricht, 1992) sera en crise, au détriment des plus fragiles.
[...] L’Eglise insiste toujours sur le fait que la finance est au service des populations et en particulier des plus pauvres. Elle n’est pas autoréférentielle. « L’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux par la simple extension de la logique marchande. Celle-là doit viser la recherche du bien commun, que la communauté politique d’abord doit aussi prendre en charge... . » (Caritas in veritate n° 36). On ne peut pas séparer la finance du politique et la question européenne est tout autant celle de l’euro que celle du projet européen (poursuivre)

Télécharger le texte complet NL Finances et Ethique n°11 - L’Euro, coupable ou victime ? (PDF)





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Edité par le Service National pour les Questions Familiales et Sociales - Conférence des évêques de France
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