Effectuer une recherche

Un raz-de-marée dans le vote à l’ONU en faveur d’un Traité international sur le commerce des armes

147 États ont soutenu le traité, ce qui représente une nette augmentation par rapport aux 139 États qui avaient adopté, en octobre 2006, la première résolution ouvrant le processus onusien vers l’adoption d’un traité. On note un vote quasi unanime en Afrique, en Amérique du sud, en Amérique centrale ainsi qu’en Europe. Cette couverture géographie indique une exigence forte pour un meilleur contrôle du commerce des armes, tant de la part des pays affectés par la violence armée, que de la part des principaux pays exportateurs d’armes. Ignorant le consensus existant, seuls les Etats-Unis et le Zimbabwe ont voté contre. Pour sa part, la France, qui a toujours soutenu le projet de traité, a voté pour la résolution, tandis que plus de 100 parlementaires français ont officiellement apporté leur soutien (voir liste ci-dessous). Leurs signatures ont été remises au Président de la Première commission de l’Assemblée générale des Nations unies ainsi que celles de plus de 2 000 parlementaires de 124 pays.

Chaque jour, selon une terrible comptabilité, plus d’un millier de personnes sont tuées par des armes à feu alors que plusieurs autres milliers meurent indirectement de la violence armée. Le commerce irresponsable des armes alimente les conflits, la pauvreté et les graves violations des droits humains.

Benoît Muracciole, d’Amnesty International France affirme : “Aujourd’hui ce vote massif amène le monde au plus près d’un Traité international sur le commerce des armes classiques. Le respect des droits humains doit être placé au cœur de celui-ci. C’est le seul moyen de mettre un terme au carnage. Cette décision place les principes de la Charte de Nations unies et les autres obligations internationales des États au centre du traité. C’est une honte de voire les gouvernements des États-Unis et du Zimbabwe se dresser ensemble contre un Traité qui pourrait sauver tant de vies humaines. »

Nicolas

1 2 >>

La Plate-forme française est co-pilotée par Amnesty International France, Oxfam France - Agir ici et le Secours catholique - Caritas France. Elle est composée du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement), Handicap International, l’Observatoire des transferts d’armements, Justice et Paix France, Pax Christi France, Réseau Foi et justice Afrique-Europe, Ligue des droits de l’Homme, Médecins du monde.





Voir d'autres articles sur le même sujet :
Edité par le Service National pour les Questions Familiales et Sociales - Conférence des évêques de France
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Conditions Générales d’Utilisation | Accès à l'administration