Depuis Cochabamba, troisième ville de Bolivie, pays en constante crise politique

Revue de presse et témoignage de vie quotidienne

Cochabamba, Bolivie, le 5 mai 2026

Dans un contexte de crise politique préoccupant et en référence à l’actualité du moment en Bolivie, vous trouverez ci-dessous une revue de presse (incomplète). De fait le pays est paralysé depuis quelques jours par une vague de barrages routiers et urbains qui laissent présager des semaines difficiles de négociations entre les opposants et les représentants de l’exécutif.
Les articles de presse retenus portent sur :

  1. Le FMI prévoit que l’économie bolivienne se contractera de 3,3% en 2026 et que l’inflation atteindra 20,7%.
  2. La Bolivie figure parmi les 51 plus beaux endroits du monde.
  3. Assemblée semestrielle des évêques de Bolivie.
  4. Le président Roberto Paz et les gouverneurs élus s’accordent sur une coordination pour faire face à la crise et promouvoir le développement régional.
  5. CIDH : La Bolivie est confrontée à des niveaux élevés de violence fondée sur le genre.
  6. Sur les 67 entreprises publiques, au moins 15 sont en faillite. Les pertes cumulées dépassent 8 milliards de bolivianos.
  7. « CONTRES POLITIQUES ».
  8. Ils constatent une « stagflation ».
  9. « Passée la date du 1er mai, je pense qu’un soulèvement est à craindre car nous n’en pouvons plus. »
  10. A moins d’un mois de son entrée en fonction…
  11. Réponse du gouvernement à l’assemblée de la fédération ouvrière de Bolivie (COB) : « Le progrès se fait en travaillant, pas en s’arrêtant, pas en bloquant. »
  12. « Nous avons besoin de dialogue ; je ne sais pas si une grève ou un blocus sont la solution », a plaidé Monseigneur René Leigue.

Télécharger les articles de presse retenus (traduction libre en français)

 

Témoignage de vie quotidienne

Doctrine Sociale de l’Eglise

  • L’inscription aux cours universitaires de l’enseignement social de l’Eglise m’a donné ces dernières semaines pas mal de travail personnel et de groupe. Ce deuxième module en cours du soir de 3h, deux fois par semaine, m’a permis de travailler avec deux autres prêtres diocésains. L’intitulé du cours « Méthodes d’analyse critique de la réalité et d’application de la doctrine sociale de l’Église » m’a donné de retrouver des éléments du Voir-Juger-Agir-Célébrer, beaucoup utilisés en Action Catholique et dans la rédaction des documents pontificaux. Nous avions choisi dans mon groupe de travailler à partir d’un exemple de communauté de mon terrain d’intervention pastorale, qui, du jour au lendemain s’est vu privé des services d’une communauté religieuse appelée à une autre mission. Lors de l’exposé final, nous avons souhaité proposer aux autres groupes un chemin de réflexion et d’action à partir du concept d’église-communauté familiale de quartier. Ce soir, nous initions un troisième module sur les droits humains et la famille dans l’enseignement social de l’Eglise.

Médiation

  • Ces dernières semaines m’ont permis de m´impliquer davantage dans un travail et des rencontres de médiation pas toujours faciles. Sur le territoire pastoral nous sommes en passe de recruter un travailleur social pour nous permettre de mieux accompagner les familles en difficulté et, dans le même temps, de former les volontaires et agents pastoraux de la paroisse à une attention renouvelée aux situations et conditions de vie des familles en difficulté. Dans le diocèse, la perspective est également de former des équipes de Caritas paroissiales qui seraient comme le bras social de chaque paroisse, rôle que la Fondation remplit déjà en partie pour nous. Au sein des familles, les relations sont souvent conflictuelles notamment en période de crise, j’en ai encore fait l’expérience ces dernières semaines. En paroisse également les relations ne sont pas toujours très simples, surtout au sein de celles dont les conditions de dialogue et de partage fraternelles ne sont pas privilégiées.

Echanges

  • Des réunions fraternelles entre prêtres, ou comme celle de ce matin en visio avec des laïcs en formation, ou encore nos assemblées mensuelles de prêtres diocésains et religieux, sont l´occasion de bons échanges à ne pas négliger pour notre équilibre de vie.

Chute à vélo

  • Faute d’avoir pu éviter un trou dans la chaussée, j’ai été victime d’une chute à bicyclette électrique. Il faut dire que les avenues et les rues sont en très mauvais état dans la ville, comme pour la majorité des routes dans toute la Bolivie. Un des motifs d’ailleurs des barrages routiers et citadins actuels au plan national est lié à ce problème du manque d’entretien des voies de circulation.
    J’ai pu compter sur l’assistance et le dévouement de quelques amis, en même temps que sur le service professionnel d’un personnel bien formé. Désormais en convalescence, me voilà assigné à résidence pour plusieurs semaines. Pour un ancien aumônier des migrants et demandeurs d’asile, c’est dans la logique des choses ! Au sixième jour de ma chute, il me faut repenser mes activités pastorales à venir depuis la chambre : visites, réunions en Visio, entretien de l’appartement, repas, courses… Mais je peux compter sur un cercle d’amis, constitué au fil des années, qui me permettent de poursuivre, en mettant de côté, pour l’instant, les activités physiques.

Je compte bien sûr sur vos prières et vous assure des miennes, avec une pensée particulière pour ceux et celles qui nous ont quittés récemment, et pour ceux que la maladie tourmente au quotidien.

Avec toute mon affection fraternelle,
PJD

Quelques photos prises ces jours-ci à la fondation Nquanchik ou lors des festivités annuelles du TATALA dans la paroisse voisine de nos amis jésuites de Santa Vera Cruz.

                     Commission environnementale de la Fondation avec la collaboration des 4 jeunes français de l’école d’agronomie d’ingénieurs de Purpan à Toulouse, accueillis durant 3 mois.

 

               

 

 

 

 

 

 

    Fête annuelle traditionnelle du TATALA (qui rassemble chaque année plusieurs dizaines de milliers de pèlerins et touristes religieux de la paroisse des jésuite)