Le 9 janvier dernier, dans ses vœux au corps diplomatique, le pape Léon XIV, inspiré par Saint Augustin dans son ouvrage La Cité de Dieu, nous invitait à nous prémunir contre : « … les graves dangers pour la vie politique dérivant de fausses représentations de l’histoire, d’un nationalisme excessif et d’une distorsion de l’idéal de l’homme d’État. »

Or dans une période de profonde réorganisation des équilibres géopolitiques et des paradigmes économiques, sociaux et culturels, nous sommes bien, non « dans une époque de changement, mais dans un changement d’époque », comme le disait le pape François (discours au Ve Congrès national de l’Église italienne, Florence, 10 novembre 2015).

Commençons à appliquer ce salutaire avertissement aux défis que représente l’élection de celles et ceux qui porteront pour les six années à venir les enjeux sociaux et écologiques de notre vie quotidienne.

En tant que chrétiens au moment de ces élections, nous sommes appelés à créer et favoriser, là où nous sommes, des espaces de dialogue ouvert pour un véritable débat démocratique. Et, pourquoi pas, à nous engager dans le champ politique au service du bien commun, à la lumière de l’Évangile et de la Doctrine sociale de l’Église.

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L’Europe résistera-t-elle ?

L’Union européenne résistera-t-elle à la stratégie de la tension permanente (de l’attention permanente, aussi !) déployée par le président américain Donald Trump ? On pouvait croire, après les déclarations fracassantes de son vice-président à Munich en février dernier, prédisant l’effondrement de l’Europe, que ce serait