Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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L’intervention civile de paix : idée pertinente … et dérangeante

Intervenir sans arme dans une zone de conflit est, à l’origine, une vision gandhienne. Depuis trente ans, elle s’incarne sur le terrain grâce à différents mouvements et organisations : des ONG (Christian Peacemakers Team, Peace Brigades International, Non-violent Peace Force etc.), et des Organisations internationales (OSCE, UE, ONU), qui, dans les années 1990, en ont repris certains outils et méthodes, en particulier l’observation.
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« Il faut apprendre patiemment à savoir devenir »

Un livre pour l’été ? Voici le témoignage étonnant du frère bénédictin brésilien Irénée Rezende Guimaraes, récemment décédé : J’ai mené le bon combat. Un moine face à la maladie de Charcot (Paris, Salvator, 2017, 187 p ; titre de l’article : citation, p. 167). Donnons-lui la parole :
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La Lettre de juin 2018

Justice et Paix tente dans ce numéro de fournir quelques éléments de réponse à l'explosive question de la démographie africaine.