Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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Vouloir la paix; est-ce vouloir la justice ?

Il s’agit là du 2e sujet de l’épreuve de philosophie générale à l’examen du baccalauréat de 2023. Quand on se nomme Justice et Paix, il…
Dièse

Éthique sociale en Église n° 57 juin 2023

1 – Morale, éthique… Et la vie de tous les jours ! * L’usage de ces mots n’est jamais simple. Quand on accuse quelqu’un de « faire la morale »…

Le G7 à Hiroshima

«Il est 8 h15 du matin, une bombe atomique vient d’être larguée et a explosé à 600 m au-dessus de la ville d’Hiroshima. La vie de cette ville a été anéantie en un instant par cette bombe atomique, qui a fait plus de 140 000 morts et laissé des cicatrices ineffaçables».