Pour que les chrétiens soient des artisans d’une paix « désarmée » et « désarmante »
« La paix soit avec vous tous (…) C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante ». Ce message pour la Journée mondiale de la paix 2026 rappelle les premiers mots que le pape Léon XIV a prononcés le soir de son élection, le 8 mai 2025. Il nous invite à refuser « la logique de la violence et de la guerre, pour embrasser une paix authentique fondée sur l’amour et la justice ». Cette paix, elle est désarmée car elle n’est pas fondée sur la peur, la menace ou sur les armes et elle est désarmante parce qu’elle est capable de résoudre les conflits, d’ouvrir les cœurs et de générer de la confiance, de l’empathie et de l’espérance.
Une paix désarmée
La course aux armements et la peur mutuelle sont des pièges qui éloignent de la vraie paix. « Si la paix n’est pas une réalité vécue, à préserver et à cultiver, l’agressivité se répand dans la vie domestique comme dans la vie publique… »
Une paix désarmante
La paix exige un désarmement intégral, à la fois matériel et spirituel. La diplomatie, la médiation et le droit international sont des outils essentiels pour construire une paix durable. Il faudrait d’ailleurs renforcer les institutions multilatérales au lieu de les détruire. Les religions et les croyants doivent promouvoir la prière, la spiritualité, la justice et le pardon, et refuser toute instrumentalisation de la foi pour justifier la violence dans les conflits.
Un appel à l’action
Dans un monde que le pape François décrivait comme traversé par une « troisième guerre mondiale par morceaux », la paix n’est pas une utopie, mais un chemin concret à construire par l’écoute des plus vulnérables, la solidarité, la coopération, la confiance mutuelle, la justice et la recherche du bien commun. Chaque individu, chaque communauté, chaque nation sont invités à devenir artisan de paix, en désarmant leur cœur et en refusant la logique de la peur et de la domination.
Le pape Léon XIV nous appelle à devenir des artisans de paix qui « résistent encore à la contagion des ténèbres, comme des sentinelles dans la nuit. »





