L’abolition de la peine de mort progresse
Alors qu’Amnesty International rapporte dans son dernier rapport que le nombre d’exécutions capitales n’a jamais été aussi élevé, le 9e Congrès mondial contre la peine de mort organisé à l’initiative d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM) a réuni à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026 plus de 1 300 abolitionnistes venant d’une centaine de pays. Il a permis de dresser un état des lieux de la peine de mort dans le monde et de permettre à tous ceux et celles qui sont engagés en faveur de l’abolition universelle de celle-ci (militants, avocats engagés dans la défense de condamnés à mort, dirigeants politiques ou diplomates, parlementaires, anciens condamnés à mort et familles de victimes) de se rencontrer et de partager leur action et les défis à relever.
Il a été focalisé sur l’enjeu que représente la disparition de la peine de mort des systèmes judiciaires et législatifs, en insistant sur le rôle des magistrats et acteurs de la chaîne judiciaire dans le processus de cette abolition ainsi que la mobilisation de la jeunesse mondiale. Il a également relevé les défis qui demeurent : une résurgence de la peine de mort alors que 114 pays l’ont abolie et le fait que la peine de mort frappe plus souvent des populations vulnérables (minorités ethniques ou religieuses, personnes en situation de précarité, opposants politiques ou personnes condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants, personnes LGBT+…).
Ce 9e Congrès nous a rappelé que chaque vie compte. Ce que, depuis Jean Paul II, les papes n’ont cessé de rappeler en réaffirmant l’opposition de l’Église catholique à la peine de mort. Pour le pape François qui avait appelé à l’abolition de la peine capitale, celle-ci est « une mesure contraire à la foi chrétienne et qui annihile toute espérance de pardon et de renouveau » ou encore « L’Église enseigne à la lumière de l’Évangile que la peine de mort est inadmissible parce qu’elle porte atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne et s’engage résolument en faveur de son abolition dans le monde entier ». À l’occasion du Congrès, Léon XIV a confirmé cette position en soulignant qu’« il est possible de protéger le bien commun et de garantir les exigences de la justice sans recourir à la peine capitale ».




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