Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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Combattre la pauvreté, construire la paix

Ce message est important parce qu’il aborde les problèmes actuels : incontestablement, le constat de l’existence d’une crise est universel. Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une crise traverse le monde, mais c’est, peut-être, la première fois que l’on peut parler d’une crise de la mondialisation.
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L’économie solidaire, un modèle fondateur ?

Nouvelles solidarité en économie : Emmanuel Faber vient de les évoquer à partir de son expérience dans une grande entreprise multinationale. Je vais pour ma part, les évoquer à partir des expériences qui sont aujourd’hui portées par de petits acteurs, qui ont un poids marginal dans l’ensemble du système, mais qui donnent à voir, déjà aujourd’hui, que penser la solidarité au cœur même de l’économie, ce n’est pas une utopie mais une réalité.
Chris Howard

Lutter contre la pauvreté ou faire projet avec les pauvres ?

L’expression « lutter contre la pauvreté » est devenue une expression toute faite, utilisée largement dans le milieu politique, national et international, ainsi qu’au niveau de la société civile.