Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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L’Europe tourne la page Orban, avant la Hongrie

Le départ du dirigeant populiste aura plus d’effets immédiats dans l’Union européenne qu’en Hongrie Ce fut une victoire solide et sans appel.…

Loi Yadan : « Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste »

La proposition de loi Yadan visant à réprimer « les nouvelles formes d’antisémitisme » sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. Selon le docteur en géopolitique Pierre Blanc*, l’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.
Dièse

Éthique sociale en Église n°91 avril 2026

Nous pouvons nous inquiéter de l’usage des mots puisque la justesse des échanges en dépend. [...] Certes, toute vérité n’est pas à asséner comme une massue, le respect et la délicatesse sont de mise, au service d’une relation qui permet d’avancer ensemble.