Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

Télécharger la lettre n°324 juin 2026  (PDF) 

Benoît XVI s’en est allé

Quand le cardinal Ratzinger fut élu pape, je me souviens d’opinions contraires. Sa réputation de « défenseur de la doctrine de la Foi » qui s’était opposé frontalement à la théologie de la libération semblait laisser peu de place à l’ouverture.

La voix des Eglises à l’épreuve de la crise écologique

La sauvegarde de la création au cœur du dialogue œcuménique Les Églises chrétiennes témoignent de leur foi en un Dieu créateur et sauveur «…
Par SajoR, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25179996

Vœux 2023 – Le Pape François aux membres du Corps Diplomatique

Dans de nombreux pays par le monde, des vœux sont solennellement échangés en début d’année entre le corps diplomatique et le Chef de l’Etat. Le Saint-Siège entre dans cette coutume et la rencontre formelle entre le Pape et les ambassadeurs accrédités, qu’ils résident ou non à Rome, constitue un moment privilégié.