Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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Exploitation et Traite des êtres humains

Publié par le Secrétariat Général de la Conférence des évêques de France, ce récent numéro a été piloté par Geneviève Colas
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L’Ukraine face à son avenir

Dans le contexte de l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, l’indépendance de l’Ukraine a été proclamée en août par le Parlement, puis ratifiée en décembre, à 90 %, par référendum. Depuis, le pays a traversé de longues années d’instabilité, surtout après la « révolution orange » de 2004, qui avait porté au pouvoir – sous la pression populaire et en réaction à un scrutin falsifié – Viktor Youchtchenko, candidat de la rupture avec le passé soviétique, contre Viktor Yanoukovitch, partisan de la continuité.
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Pour conduire nos pas au chemin de la paix

En lisant le message de François, pour le 1er janvier 2020, m’est venue aussitôt cette finale du cantique de Zacharie :« Pour conduire nos pas au chemin de la paix » (Luc 1, 79).