Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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V – L’accueil des réfugiés au Tchad, un exemple de solidarité Sud-Sud

Le Tchad illustre comment les pays du Sud peuvent s'entraider face aux défis globaux de l’accueil et de l’intégration des réfugiés qui fait tant de bruit dans les pays nantis. En accueillant plus d'un million de réfugiés soudanais, le Tchad montre que même avec des moyens limités, il est possible de contribuer à la lutte contre la pauvreté et la violence.

VI – La répercussion de la guerre dans la région frontalière avec le Soudan du Sud

À Abyei, région pétrolifère disputée entre le Soudan et le Soudan du Sud, l'incertitude politique a longtemps alimenté les conflits locaux et laissé la zone négligée par les groupes d'aide internationaux.

VII – Le Soudan et son peuple sont laissés dans l’ombre : un conflit oublié pour beaucoup

Lors du deuxième anniversaire de la guerre, des dirigeants d’organisations confessionnelles chrétiennes et des chefs religieux affirment l’engagement des Églises du Conseil des Églises du Soudan en faveur du rétablissement de la paix et de la stabilité dans le pays. Ils lancent un appel à la communauté internationale d’accroître les efforts diplomatiques, de renforcer le dialogue inclusif et le respect du droit international et d’augmenter le financement de l’aide humanitaire, gravement affecté..