Le 15 mai, 31 pays et l’UE se sont engagés à créer un tribunal spécial pour juger le crime d’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, c’est la première fois qu’un tribunal international est institué pour juger ce crime contre la paix. Les États doivent maintenant faire ratifier la création par leurs Parlements et trouver le financement, mais cela permet de contourner le veto du conseil de sécurité et la paralysie de la Cour pénale internationale.

Les crimes russes sont bien référencés : torture systématique (y compris sexuelle) sur les civils et sur les prisonniers de guerre, massacres à grande échelle de villages, milliers d’enfants déportés et russifiés…

Mais le tribunal spécial ne suffira pas aux Ukrainiens, c’est la raison pour laquelle Antoine Arjakovsky présentera aux Bernardins le 15 juin, le concept de justice transitionnelle qui repose sur cinq piliers : juger les coupables, établir la vérité historique, réparer, garantir la non-répétition et mémorialiser le conflit.

Dans ce moment ou au nom d’une « realpolitik », le droit international et le multilatéralisme sont méthodiquement détruits, rappeler que la puissance du droit est supérieure au droit du plus fort, peut être considéré comme utopique, mais la justice est la condition d’une paix durable.

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jus et pax EUjus et pax EU

La Paix est le fruit de la Justice

Tous les crimes de guerre et les violations du droit humanitaire international doivent être traités de manière cohérente comme condition préalable à la guérison et à la réconciliation.
Dièse

Éthique sociale en Église n° 44 mai 2022

Quand la guerre sévit près de chez nous, elle nous oblige à ouvrir les yeux sur ce que l’humain peut accomplir de plus abominable.

Lettre n° 279

La guerre ne génère pas que des massacres et des destructions, où qu’elle se déroule. Elle engendre systématiquement des abus parce que